• Fanfiction

    Hello !

    Alors j'ai participé à un concours de fanfiction sur la série de romans "Triana, vacances à l'île de la Réunion" (un article dessus dans la partie "Découvertes" du blog).

    L'action est un peu pourrie, et ne se résume qu'à quelques lancers d'arbres (original, oui...) mais elle a été faite en dernière minute et l'inspiration n'était pas ce que j'avais en masse dans mon corps à ce moment-là (j'avais plutôt de la fatigue, et quelques regrets d'avoir attendu le dernier jour pour écrire quelque chose...)

    Quelques précisions pour vous aider à comprendre si vous ne connaissez pas le livre :

    - David est un méchant;

    - "caniard" est un mot créole (bah oui, l'histoire se passe à la Réunion è_é) qui désigne une racaille on va dire x)

    Et donc la voilà :

    Seule la chiche lueur d'une lampe éclairait le laboratoire. Penché sur la paillasse, le vieil homme, tremblant, lâchait goutte à goutte le précieux liquide bleu. Une goutte en trop, et ce serait fichu. Il n'avait pas droit à l'erreur. Après avoir pressé une dixième fois la pipette en plastique au-dessus du tube à essai en verre, l'homme essuya la sueur qui perlait sur son front d'un revers de la main, soulagé d'en avoir enfin terminé.

    Un rictus étrange tirait les traits de son visage, un espèce de sourire sadique mélangé à une expression de victoire. Il laissa échapper un rire triomphant et mit le tube à essai en sécurité dans le frigo. Douze heures de repos pour la solution, et elle serait enfin prête.

    Il ne restait plus pour lui qu'à régler les derniers détails du lendemain.

    _

    Les rayons de soleil transperçaient les rideaux fins de la chambre et inondaient de lumière le visage et les cheveux bruns de Thomas. Étendu par-dessus ses couvertures, qui ne lui étaient d'aucune utilité par la chaleur qu'il faisait, il se réveilla, soudain conscient qu'il avait une lumière aveuglante dans la figure.

    Il jeta un coup d’œil au réveil qui trônait sur la table de chevet : 7h02. Presque à l'heure. Il sauta de son lit, fila à la salle de bains et en ressortit dix minutes plus tard, coiffé et habillé. Un rapide détour par la cuisine pour prévenir sa mère de sa sortie et attraper une pomme, et direction le bungalow de Michaël. Thomas s'y rendit à toute vitesse, pressé de voir son meilleur ami. Comme s'ils étaient parfaitement synchrones, le grand blond apparut sur le seuil au moment même où son ami arrivait du fond de la rue. Lorsqu'ils se retrouvèrent, Michaël fut le premier à parler, l'autre étant trop essoufflé pour dire quoi que ce soit.

    - Salut ! Une pomme ?

    - Hein ? Réussit à dire Thomas après quelques secondes.

    - Je croyais qu'on devait aller au Yose Café pour manger.

    - Oui, t'inquiètes ; c'est pas ça qui me remplira le ventre !

    - Ouais...

    Les deux garçons se mirent en route en bavardant, contents de se retrouver enfin. Soudain, Michaël poussa un cri.

    - Ah ! Saleté de moustiques ! marmonna-t-il en se grattant la nuque. Je me suis fait piqué par quelque chose !

    Thomas ne répondit pas. Il avait lui aussi sentit un picotement dans son cou mais décida de ne pas s'attarder dessus, les insectes n'étant pas franchement un sujet passionnant pour lui.

    - Sinon, le bac ? Continua-t-il, indifférent.

    Ils reprirent leur route, oubliant vite les moustiques.

    Après s'être assuré que les deux garçons avaient quitté la rue, le scientifique en blouse blanche, jusque là caché derrière un mur, courut sur la route attraper les deux moucherons électroniques qu'il avait envoyé pour piquer les deux garçons. Leur ADN, voilà ce qu'il manquait à sa fameuse potion bleue. Elle serait parfaitement terminée quand il aurait ajouté les quelques gouttes de sang prélevées par les insectes électroniques.

    Une fois dans son laboratoire - qu'il avait rejoint à toutes jambes –, il enfila ses gants et ses lunettes et entreprit de sortir avec mille précautions le tube à essai qui reposait dans le réfrigérateur. Il sépara en deux la solution et y vida les petits réservoirs qui se trouvaient sur le dos des moucherons. Un dégagement de gaz se produisit et les lèvres de l'homme s'étirèrent en un sourire satisfait.

    - À moi vos pouvoirs, bande de vermines ! ricana-t-il pour lui-même.

    Après avoir manipulé sa potion encore quelques minutes, la mélangeant frénétiquement, il réunit les deux parties de la solution dans un seul tube et la transféra dans une seringue. Fier de voir ainsi son plan fonctionner, il appela son fils en chantonnant :

    - David ! C'est prêt, viens voir !

    Le caniard déboula à toute vitesse dans le laboratoire, excité comme une puce.

    - Enfin !

    Son père lui montra la seringue, triomphant, et la planta dans le bras de son fils. Ils se regardèrent d'un air complice et éclatèrent d'un rire sadique.

    Pendant ce temps, Thomas et Michaël engloutissaient pâtisseries sur pâtisseries et vidaient leur tasse de lait.

    - Demain, j'aurai enfin 18 ans... dit Thomas, pensif.

    - Et oui, bienvenue au club des adultes !

    - Dis, tu as utilisé ton pouvoir depuis la dernière fois ?

    - Non, ça fait presque bizarre.

    Thomas acquiesça en silence. Ils finirent de manger sans rien dire de plus, l'un pensant au fait qu'il allait devenir majeur et l'autre à l'effet que ça lui faisait d'utiliser sa super vitesse. Ils n'avaient pas utilisé leur pouvoir depuis belle lurette et n'allaient pas être déçus lorsque viendraient l'heure de les utiliser à nouveau...

    Le lendemain, les parents de Thomas le réveillèrent dans une cacophonie de « Joyeux anniversaire ! ». Il avait prévu de passer la matinée avec ses parents et l'après-midi ainsi que la soirée avec Michaël.

    Le matin, ils restèrent dans leur bungalow entre eux à bavarder et prendre les appels de leurs proches. Au déjeuner, Mme Mener fit le plat préféré de Thomas, un bon cari poulet, et ils mangèrent un gâteau au chocolat fait maison par Ginette et Thomas lui-même.

    À quatorze heures, Thomas alla retrouver Michaël. Ce dernier attendait déjà son meilleur ami sur le pas de la porte, une boite à la main. Il la tendit à Thomas :

    - Tiens, un cadeau...

    - Merci, il ne fallait pas !

    - Ben voyons ! Je sais que t'es content d'en avoir un, arrête !

    - Oui bon... C'était pour faire comme tout le monde !

    Les deux garçons éclatèrent de rire.

    - Je l'ouvrirai plus tard, d'accord ?

    - OK.

    Thomas alla déposer la petite boite et ils allèrent à la piscine. Ils nagèrent un peu puis allèrent faire un match de football sur la plage et traînèrent à se raconter des souvenirs. Le temps se couvrit ensuite de gros nuages noirs.

    Alors que le soleil disparaissait à peine visible derrière l'horizon et qu'il ne tarderait pas à faire nuit noire, les deux garçons, insouciants, étaient assis sur le sable.

    Soudain, des mains se plaquèrent sur sur leur bouche et une seringue vint se planter dans le bras de chaque garçon. Ils sombrèrent alors dans un profond sommeil. À leur réveil, leurs bras et leurs jambes étaient ligotées, et ils étaient attachés contre un arbre. Ils semblaient être dans une forêt, et le ciel sans étoiles ne leur fournissait aucune lumière. Une lampe sortie de nulle part vint alors éclairer leur deux visages, collés l'un à côté de l'autre. Un homme cagoulé portant une blouse blanche apparut devant eux (« drôle d'accoutrement, on dirait un homme mi-scientifique mi-voleur », pensa Thomas, pas très réveillé).

    Se rendant compte de la situation dans laquelle ils étaient, les deux adolescents commencèrent à paniquer, désormais parfaitement conscients. L'homme cagoulé prit la parole :

    - Alors comme ça vous êtes des super héros ? Je vous observe depuis la première fois que vos pouvoirs sont apparus et je les étudie de près. Grâce à toutes les recherches que j'ai fait sur vous, j'ai pu mettre au point une... potion qui m'a permis de donner vos pouvoirs à quelqu'un qui m'est très cher, et surtout qui les utilisera beaucoup mieux que vous...                                              Avance donc ! Lança-t-il à l'intention de quelqu'un dans le noir.

    Dans une tenue toute noire, cagoulé, un homme sortit de l'ombre et vint se poster devant Thomas et Michaël. Les deux adolescents reconnurent au premier coup d’œil David.

    - Oh non, pas lui ! Ça recommence... marmonna Michaël.

    De la lumière apparut de nulle part, comme si on avait allumé une seconde lampe, bien plus puissante que la petite lampe de poche de l'homme à la blouse, au-dessus d'eux

    - Depuis longtemps je prépare mon coup et j'attends ce moment... Vous allez bientôt être libérés. Le garçon que vous voyez là a vos deux pouvoirs dans son seul corps, il peut les utiliser comme bon lui semble, à l'opposé de vous, qui devez attendre une situation particulière avant qu'ils se déclenchent ; et il les maîtrise beaucoup mieux que vous. Je vous explique : lorsque nous vous relâcheront, vous allez vous mesurer à lui. Il vous exterminera comme de vulgaires insectes, mais pour que ce soit plus amusant, on a décidé de vous laisser libres de mouvements, vous pourrez ainsi ESSAYER de vous défendre. Mais... nous savons d'avance que vous êtes perdus.

    » N'essayez surtout pas de vous échapper, nous avons barricadé la zone. Et nous vous rattraperons bien avant que vous auriez essayé de vous enfuir. Bref, trêve de bavardages. Vas-y, détache-les.

    Les deux garçons se regardèrent, angoissés, se demandant que faire. De la sueur coulaient de leur front et ils tremblaient presque de tous leurs membres. Ils s'échangèrent pendant longtemps des regards affolés et hésitants, mais ils comprirent qu'ils n'avaient pas le choix. Ils devaient se battre.

    Ils se mirent alors à bonne distance en face de David, qui avait un rictus haineux sous sa cagoule. Michaël et Thomas étaient désormais plus furieux qu’apeurés. Le temps sembla suivre leur humeur et la nature se déchaîna : une pluie battante se mit à tomber et un orage violent s'abattit sur Méio-sur-Mer.

    David lança la première attaque. D'une main violente, il arracha un arbre de terre et l'envoya sur les deux garçons. Michaël fondit en avant à toute vitesse pour essayer de l'intercepter mais il arriva trop tard et envoya David s'étaler à plusieurs mètres sur le sol, et fut, lui, projeté vers la gauche.

    Thomas, désormais couvert de ses traces rouges, avait un regard brûlant de colère et d'excitation. Un éclair s'abattit sur lui et il parut l'absorber. De toutes ses forces, il projeta l'arbre sur David, espérant ne pas rater sa cible. Mais ce dernier, bénéficiant de la super vitesse de Michaël, put déguerpir avant de voir l'arbre percuter la terre dans un grondement sourd. Il se brisa littéralement en deux. Michaël s'était relevé et observait David. Qu'allait-il faire ?

    Le cafre fonça sur Thomas et le grand blond l'imita. Ils se retrouvèrent vite côte à côte et Michaël le dépassa sans peine. Il vint se poster devant Thomas.

    L'homme à la blouse blanche avait regardé la scène avec des yeux ronds : comment se faisait-il que Michaël soit plus rapide alors que les deux garçons étaient censés avoir exactement la même quantité de pouvoir ? Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'à leur majorité, la puissance des pouvoirs des garçons doublait. Ce n'était pas le cas de David, puisqu'il n'avait pas naturellement des pouvoirs.

    La différence de puissance fut un avantage considérable pour les deux adolescents et c'est ce qui eut raison de David.

    Michaël se rua vers lui à une vitesse folle mais son adversaire tenta de la repousser ; ils firent un moment du surplace. Dans un ultime effort, Thomas déracina un arbre, le tint en hauteur pendant une fraction de secondes et le balança de toutes ses forces deux mètres plus loin que les deux autres garçons. Michaël força sur ses jambes et projeta David en arrière, juste ce qu'il faut pour qu'il tombe à l'endroit même où atterrit l'arbre lancé par Thomas.

    Il s'écroula, écrasé dessous, et perdit conscience.

    Son père, le regard effaré, se jeta sur son garçon. Michaël et Thomas en profitèrent pour quitter à toutes jambes l'endroit, et se rendirent compte qu'ils étaient dans la petite forêt à l'arrière du Yose Café. Quand ils furent assez loin, ils se laissèrent tomber au sol, épuisés, oubliant tout ce qui venait de se passer.

     

    PS : Je bosse en ce moment sur une fiction que j'ai commencé depuis peu et elle avance plutôt bien pour l'instant.

     


  • Commentaires

    1
    Monsieur Aqua Profil de Monsieur Aqua
    Dimanche 14 Juillet 2013 à 18:48

    Bonjour,

    Je découvre votre blog et ce blog à l'air sympatique. J'adore !

    Bonne continuation pour la suite et passez une excellente fin d'après-midi.

    Amicalement,

    Monsieur Aqua

    2
    Dimanche 14 Juillet 2013 à 21:05

    Bonsoir ; merci beaucoup ; bonne soirée à vous Monsieur Aqua ! :)

    3
    Monsieur Aqua Profil de Monsieur Aqua
    Lundi 15 Juillet 2013 à 09:03

    Tout le plaisir est pour vous ^^

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